Des élèves du collège ont planté un figuier sur les restanques arborées de l’établissement. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un projet mariste visant à créer une grande chaine de plantation d’arbres fruitiers régionaux et créer du lien au sein du réseau mariste. Le but de la démarche est que chaque établissement plante sur son terrain un arbre local et crée ainsi un maillon de la chaîne. L’Externat Saint Joseph est le premier à lancer l’action, le second pourrait être l’établissement mariste d’Atlanta et nous espérons que les autres établissements du réseau suivront.
Le figuier a été béni par le Père Louis NIYONGABO en présence de l’équipe de direction, de la pastorale, de Mme HATTRY, responsable des projets de développement durable et membre de Maristes en Education et des élèves ayant participé au projet.
Anne le Blanc est décédée la semaine dernière, elle a été A.P.S à l’Institution Sainte Marie de La Seyne sur Mer puis modératrice de « Maristes en Education ».
Béatrice Van Huffel a lu lors de ses obsèques un extrait d’un texte sur la foi et l’esprit mariste qui ne peut que résonner dans cœurs :
Anne le Blanc 1948-2022
« Si l’Église a de nouveau un sens pour moi, c’est parce que j’y ai rencontré des visages d’humanité qui voulaient dire autre chose qu’une difficulté partagée, un soulagement immédiat, un repas sympathique, un humour regonflant, une joie ou même un bonheur momentanés. Retrouvant ce climat familier déjà, de simplicité, d’écoute attentive, d’à priori positif sur chacun, d’humour et de patience, de messes sans excès mais bien préparées, et surtout de paroles ancrées dans ce qui se vit, j’ai aimé travailler avec eux et très vite souhaité approfondir ces valeurs maristes qui me devenaient essentielles. Je peux maintenant dire que ce visage de l’Église, donné par les Maristes, m’a fait accéder à l’Église universelle, visage heureux et plein d’avenir puisqu’il éveille chacun à ses capacités personnelles, lui faisant vivre une expérience de la révélation, expérience quotidienne qui fait aller là où de soi-même on n’irait pas forcément ».
Anne le Blanc, mai 2008
Anne le Blanc lors de la session 2013 de La Neylière
Une attitude mariste nous invite à « Former la personne ». Certains ne jurent que par le tout numérique, mais… un papier, un crayon, une main et un cerveau peuvent avoir de précieuses vertus. Antoine de la Garanderie, pédagogue et théoricien de la « Gestion mentale » a souligné l’importance du geste d’attention dans l’acte d’apprendre. Plus le corps est dans l’action, plus l’attention et la concentration sont au rendez-vous. Par ailleurs, utiliser le geste permet de créer un ancrage positif pour mieux retenir, solliciter la mémoire kinesthésique (du mouvement).
Dans la grande famille de la pensée visuelle on trouve, entre-autre : la carte mentale, l’infographie et le sketchnote auxquels nous formons nos élèves, au sein de notre ensemble scolaire. Partons à la découverte du sketchnote pour étoffer la boîte à outils méthodo de nos élèves, libérer la créativité mais aussi… remettre le geste dans l’action !
Qu’est-ce qu’un sketchnote ?
Le terme est une combinaison de deux termes anglais : note qui signifie « prise de notes » et sketch dans le sens : « esquisser, dessiner ». C’est donc une méthode de prise de notes créative, mêlant l’écrit et le dessin sur une seule page. Elle vise à transformer les mots et idées en images. C’est nouveau ? Pensons aux carnets de Léonard de Vinci ou aux planches de Jacques Prévert pour la préparation du film « Les enfants du paradis ».
Pour réaliser un sketchnote, il y a naturellement des ingrédients indispensables : le lettrage, la structure, les bannières… que nous esquissons au tableau tout en les présentant aux jeunes.
Sketchnotes réalisés par des élèves de 3e lors d’une séance de 2h de français. L’objectif était de faire une synthèse des notions importantes de la leçon, en amont de l’évaluation.
Une posture, un état d’esprit
Pour guider les élèves, on pourra régulièrement rappeler que dans le sketchnote :
Il est très important de se faire plaisir,
Mais aussi de ralentir pour dessiner lentement, avec application et en réfléchissant bien à ce que l’on est en train de faire
Nous centrer sur l’essentiel (à extraire de la leçon par exemple)
Et enfin : ne pas chercher la perfection. Le processus est aussi important que le résultat.
Le sketchnote … pour quoi faire ?
Apprendre une leçon, une poésie…
Réaliser le support d’un oral
Résumer un livre, une notion
Quels avantages ?
Cultiver la créativité
Favoriser l’attention et la concentration
Comprendre et mémoriser
Créer des affichages visuels et attrayants
Susciter l’implication, la curiosité et l’innovation
Extraits de l’article « Réaliser un sketchnote » paru dans la revue InterCDI 288 (novembre – décembre 2020).
V. BREYTON, Enseignante-documentaliste, Facilitatrice visuelle certifiée Ensemble scolaire Bury-Rosaire (95)
Pour aller plus loin : – Apprendre avec le sketchnoting : Comment ré-enchanter les manières d’apprendre grâce à la pensée visuelle – Audrey Akoun ; Philippe Boukobza ; Isabelle Pailleau – Eyrolles, 2017 – Le sketchnoting à l’école primaire – Manuella Chainot-Bataille – Dunod, 2021 – La boîte à outils de la pensée visuelle – Béatrice Lhuillier ; Caroline Tsiang – Dunod, 2021
Le Lycée Saint-Vincent à Senlis entretient un lien très fort avec l’Ukraine, historiquement mais aussi fraternellement avec notamment un échange. Voici une lettre d’une enseignante de Français de l’établissement en question qui participe à cet échange depuis plus de 20 ans. Les initiatives locales sont nombreuses mais je souhaite vous partager ce témoignage :
Statue d’Anne de Kiev à Saint-Vincent
« Chers amis ! Aujourd’hui l’Ukraine est en feu. Nos soldats en première ligne font preuve d’un héroïsme sans bornes défendant leur Patrie.
Nos élèves ne peuvent pas aller à l’école, les gens doivent descendre se réfugier au sous-sol craignant des bombardements. Il est terrifiant que les gens doivent vivre ainsi au 21ème siècle, sur le sol européen. Ces quatre jours ont changé à jamais notre pays et le monde. Où sont tous ceux qui ont promis de capturer Kiev en deux heures ? Je ne les vois pas. Mais je vois une armée héroïque, des gardes victorieux, des gardes-frontières intrépides, des sauveteurs désintéressés, des policiers fiables, des anges médicaux infatigables. Tous ceux qui font leur devoir.
Des milliers et des milliers de citoyens qui ont pris les armes, ont rejoint les rangs de la défense territoriale et se battent. Des SDF qui récupèrent les bouteilles pour ceux qui préparent des cocktails Molotov, des gitans, qui volent des chars à l’ennemi, comme des chevaux avant. Pendant la guerre il n’y a pas que les soldats qui meurent. Malheureusement, la population civile et surtout les enfants, souffre énormément. A ce jour, de nombreux enfants sont morts et beaucoup ont été blessés. Maintenant surtout, la guerre apporte aux enfants des souffrances émotionnelles, du stress et des dépressions nerveuses. Des nuits dans des abris anti-bombes ou dans le métro, les sons d’une sirène, des tressaillements d’explosions – la psyché d’un enfant fragile a beaucoup de mal à supporter tout cela. Pourquoi est-ce que je parle des enfants ? Depuis de nombreuses années dans le cadre d’échange entre nos deux établissements les élèves de mon école avaient la possibilité de venir dans votre lycée pour améliorer leur niveau de français, découvrir la culture et l’histoire de votre région. Nous recevons beaucoup d’appels de familles qui recevaient nos enfants. On sent le profond soutien des professeurs du lycée. Nous vous remercions pour les actions organisées avec les étudiants. Nous avons vu une compréhension profonde du malheur ukrainien, son désir dans ces moments difficiles de nous tendre la main. Elle a réussi de vous présenter notre âme slave. Nous sommes reconnaissants à tous ceux qui ont prié pour nous ces jours-ci, qui ont collecté de l’aide humanitaire, apporté des fleurs, allumé des bougies.
Nous vous remercions pour votre amitié et votre solidarité. En cette période difficile, vous, nos amis, restez l’épaule de l’amitié, levez-vous pour aider notre pays, obligez vos dirigeants à prendre rapidement des décisions politiques, économiques et militaires en notre faveur. Nous avons un dicton « On reconnait ses amis dans les périodes difficiles ». Aujourd’hui nous voyons clairement que l’Ukraine a des amis fiables.
Noël est passé… La lumière de la Nativité et le regard de Marie illuminent notre hiver. La fête patronale au collège en temps de Covid… Un défi relevé !
Convivialité de l’accueil du matin, autour d’un chocolat chaud – brioches malgré vent, pluie et visages masqués ! Disponibilité de chacun pour une relecture de notre projet d’établissement à la lumière des valeurs et attitudes qui nous animent. A priori-positif sur l’arbre de Bury-Rosaire porteur de nouvelles feuilles, fruits de la réflexion des élèves. Joie d’un après-midi décloisonné d’ateliers créatifs, ludiques et coopératifs. Simplicité de planter nos bulbes printaniers dans le parc endormi.
« 8 décembre » de l’Avent qui ouvre sur une nouvelle saison pour notre établissement !
Paroles d’élèves, semeurs d’Espérance : Devenir « Dans ce collège, j’ai l’impression de DEVENIR moi-même ! » Trouver sa place « J’ai trouvé ma place dans le collège et transmis du bonheur en aidant les associations ». S’ouvrir au monde, s’ouvrir à l’autre « S’ouvrir au monde en sorties d’intégration ». Coopérer « on a appris à travailler ensemble, à se soutenir ; on a appris à accepter les autres avec leurs défauts et leurs qualités, on a appris à coopérer pour mieux avancer et réussir ». Confiance : « beaucoup de professeurs m’aident à avoir confiance en moi ainsi que mes camarades ». Rester soi-même : « Cette école me permet de rester moi-même grâce à ses professeurs bienveillants et à la confiance qu’ils m’accordent ». Grandir : « Depuis que je suis arrivé en 6ème, chaque jour, j’ai grandi au contact de la nature grâce au Parc du collège et avec les professeurs qui m’ont accompagné. Accompagner : « j’ai vécu cette valeur pendant le cross de primaire et celui du collège durant lesquels je me suis porté volontaire pour accompagner les jeunes. » Apprendre : « on apprend chaque jour grâce à l’équipe pédagogique ». « j’en ai appris plus sur moi-même et sur les autres ». Avoir du Cœur « Dans cet établissement, on nous a montré à travers le marché de Noël, le cross solidaire, les boites de Noël, l’importance de donner, de partager. C’est une belle valeur qui est représentative de l’établissement ». Bienveillance : « Pouvoir parler aux professeurs sans difficulté et sans jugement, même dans les moments difficiles ».