Nos élèves ambassadeurs de leur lycée

Les 18 et 19 septembre 2021, une quarantaine d’élèves de seconde du lycée Saint- Vincent à Senlis, inscrits en UCAPE, ont joué les guides pour les journées du patrimoine.
En binôme, ils avaient préparé une médiation pour l’un des lieux cibles de notre lycée : les uns ont présenté Anne de Kiev autour de la statue qui lui est dédié, les autres ont invité les visiteurs à lever les yeux pour voir les pots à feux et les pots à fleurs qui ornent la façade ou l’agneau de l’Apocalypse au-dessus de l’entrée de la chapelle, pendant que d’autres présentaient l’histoire de notre lycée, le monument aux morts, la stèle José Maria de Heredia, les sphères ou encore bien sûr le cloître et les vitraux de la chapelle. Les nombreux visiteurs ont pu les écouter au gré de leur déambulation dans le lycée…

Il y a aussi eu des moments émouvants quand nos jeunes élèves de seconde ont pu échanger avec des visiteurs eux-mêmes anciens élèves et qui racontaient avec nostalgie les souvenirs de leur passage : transmission intergénérationnelle d’un patrimoine, d’une histoire….

Leur donner confiance, les rendre acteurs, peut-être même susciter des vocations pour des carrières de guides touristiques : cette expérience a donc été très positive. Cela nous encourage à réfléchir pour améliorer ce projet pour les journées du patrimoine 2022 afin que la présence mariste soit plus manifeste lors des visites de Saint-Vincent avec par exemple un circuit sur Les maristes à Senlis, un stand sur Jean-Claude Colin et les fondateurs. Ainsi nous continuerons à faire vivre les pères maristes présents depuis plus de 150 ans à Saint-Vincent.

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Notre chemin vers Pâques

Voici un texte qui peut résonner après notre session virtuelle de La Neylière de vendredi 26 mars 2021 pour envisager l’avenir avec confiance.

Malel – L’enfant et la vie – Huile, 2014,
Centre Madeleine Danielou à Rueil-Malmaison

Le mot : « Pâque », en hébreu, veut dire « passage ». C’est la mémoire de cette nuit où le Peuple de Dieu décidé à sortir de l’esclavage d’Egypte, s’est trouvé coincé par la Mer Rouge.

Le peuple s’est trouvé pris au piège entre la cavalerie des armées d’Egypte qui le poursuivait et la Mer Rouge qui lui barrait la route. C’est cette nuit-là que sur l’ordre de Dieu, la Mer Rouge, s’est écartée en deux devant le Peuple de Dieu lui ouvrant ainsi le passage. Ce qui était un obstacle est devenu un chemin. Ce qui bouchait la route est devenu la route elle-même. Passage pour franchir la Mer Rouge d’une rive à l’autre. Passage pour traverser la nuit jusqu’au jour. Passage pour franchir l’accès à la Liberté. Si la Pâque est un passage, cela veut déjà dire qu’il existe toujours au moins un passage.

Nous avons si souvent l’impression que nous vivons dans des impasses. Que nous sommes coincés, emprisonnés, enfermés dans des problèmes sans issues. La Pâque est là, toujours en avant de nous pour nous ouvrir des passages, ouvrir des chemins là où nos yeux ne voient que des murs qui se dressent et qui barrent la route. Par ailleurs s’il existe toujours un passage c’est que nous serons toujours des gens de passage. La Pâque a toujours été une affaire de nomades, une affaire de migrants et de pèlerins.

Si la Pâque ouvre des passages c’est que nous sommes tous appelés à être des passants, à le devenir et à le rester toujours. Dans la Pâque personne n’est jamais « arrivé », tout le monde est tous les jours en route. Nous serons toujours « les passagers » de la Pâque. On ne peut jamais s’installer dans la Pâque. On est toujours en route et en chemin. C’est pourquoi le Croyant vit en marchant, en campant, en route, en chemin. La Foi conduit à Pâque parce qu’elle se vit toujours dans le provisoire. Être Croyant c’est un appel, c’est une vocation à ouvrir des passages, à découvrir des nouveaux chemins, à tracer, à dégager, à baliser des nouveaux sentiers. « La Pâque », le passage, cela veut donc dire aussi un chemin, un sentier ou une autoroute, mais toujours une issue.

Si la Pâque est un chemin ouvert, un chemin grand ouvert, c’est Jésus lui-même dans l’évangile qui nous dit que c’est lui le chemin,le passage de la Pâque, ce n’est pas une chose, ce n’est pas une réponse toute faite, ce n’est pas une vérité dans les livres, c’est toujours Quelqu’un, c’est toujours une Personne, le passage c’est toujours Dieu lui-même. Dieu n’est jamais un monument, une basilique, une statue ou une cathédrale, Dieu c’est toujours un chemin, un passage, une ouverture. Dieu n’enferme jamais, il n’emprisonne jamais. Dieu n’est jamais un savoir mais toujours Quelqu’un. Dieu ne cherche pas à nous « avoir », à nous « posséder », à nous compter dans ses clients ou sans sa clientèle, Dieu ne cesse de nous appeler : « lève-toi et marche… » Dieu n’est pas un chemin obligatoire, Dieu n’est pas un sens obligatoire comme une loi, Dieu ouvre un passage et ce passage est celui de la liberté parce que cette Pâque est celle d’Amour… La Pâque c’est la Parole de Dieu même qui appelle chaque personne à s’humaniser parce que c’est l’humain qui est la seule image et la ressemblance de Dieu. La Pâque de Dieu c’est l’Homme.

Le Croyant c’est le jardinier de Dieu.

Jean Debruynne
Prêtre de la Mission de France et Poète (1925-2006)

Beau chemin vers Pâques !

Message du Provincial aux communautés éducatives pour la rentrée de novembre

Paris, le 2 Novembre

Chers ami(e)s et collègues,

Cette  fin de semaine, dans le calendrier liturgique de l’Église, nous célébrons la vie de ces hommes et femmes de foi qui nous ont précédés et qui jouissent maintenant de la présence de Dieu, et nous commémorons aussi tous ceux et toutes celles qui aspirent à voir Dieu face à face (Ps 131). 

C’est dans cette perspective que nous honorons la mémoire de M. Samuel Paty en tant que collègue et victime d’un acte horrible et inhumain. En évoquant sa mort, nous pensons aussi aux autres victimes de la violence dont la vie a été tronquée, en particulier ces dernières semaines en France. Leur mort nous invite à accueillir clairement le message du Christ: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force… et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mc 12, 31).

Jésus lui-même, parce qu’il a dit ces mots et mis en pratique ce commandement, a été fortement critiqué, sans ménagements et sans pitié. Il a répondu à ses adversaires, et en même temps il les aimait. Ce message d’amour ne vise pas à produire un sentiment affable, mais plutôt à nous faire accepter cette vérité, à savoir que chaque personne a sa place dans la vie et dans le contexte national, une place aussi précieuse que la mienne. C’est le défi du message de Jésus.

En tant que disciples, nous nous considérons à la fois comme des pèlerins en chemin et comme aussi comme des étrangers – « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». L’intolérance, les préjugés et les crimes de haine à motivation religieuse, peu importe qui les commet, doivent être combattus et réfutés. C’est la responsabilité de toutes les personnes de bonne volonté. La foi et les valeurs chrétiennes, ou celles de toute autre conviction, ne sont pas menacées par la diversité des croyances. Elles sont menacées par les atteintes à la liberté d’expression.

Les événements récents montrent bien que l’éducation est un service et un ministère exigeant, essentiel, aussi bien pour chaque personne que pour la société toute entière. Au moment où les communautés scolaires reprennent cette semaine leurs cours, prions tous ensemble pour nos élèves, leurs familles, pour nos enseignants et les personnels.

En nous appuyant sur la grâce de Dieu et inspirés par Marie, la première disciple, nous redoublons de détermination pour construire ensemble une société fondée sur le message d’amour qui favorise la fraternité, la solidarité et le respect entre toutes les religions et cultures. La fidélité à nos origines n’exige rien de moins!

Je vous souhaite tout le succès possible pour le prochain cycle scolaire.

Martin McAnaney sm

Provincial

Fête de l’Annonciation

Fête de l’Annonciation
Qu’il me soit fait…
La Parole a été faite chair…

Chers Maristes,
En tant que responsables des quatre branches religieux de la famille mariste, nous vous saluons en cette fête de l’Annonciation. Marie est notre mère et notre modèle, notre première et perpétuelle supérieure, et nous nous tournons vers elle dans notre effort pour vivre plus pleinement notre propre «oui» au Dieu qui nous appelle chaque jour à entrer plus profondément dans le mystère de l’amour de Dieu.

Ces dernières années, nous avons partagé plusieurs expériences : la célébration du bicentenaire de la promesse de Fourvière ; les rassemblements internationaux de jeunes — celui du Guatemala en janvier 2019 fut pour nous une expérience marquante. Ces expériences ont fait que notre sentiment d’unité comme Maristes s’est renforcé, même qu’il a pris le pas sur notre qualité de membres de telle ou telle congrégation. Cela nous rappelle un fait d’histoire : pendant les premières années en France, nos fondateurs ont d’abord demandé à être reconnus par Rome comme formant une Société, laquelle prévoyait dès le début une branche de laïcat mariste…

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Session des chefs d’établissement et des adjoints du réseau des pères maristes

La rencontre annuelle des chefs d’établissement et des adjoints du réseau des pères maristes s’est déroulée à l’institution Sainte-Marie de Riom du 6 au 8 Novembre 2019. Le thème était : La pensée, la vision et la pratique de Jean-Claude Colin en éducation à partir de son expérience à Belley et de son ouvrage « avis aux maîtres ». Quelle pertinence pour l’éducation aujourd’hui ?

Pour nous accompagner dans cette réflexion, le père Justin Taylor a introduit la session. Historien Néo-Zélandais, il a été enseignant à l’école biblique de Jérusalem puis il est l’auteur de nombreux ouvrages dont la dernière biographie du père Jean-Claude Colin, fondateur de la Congrégation des Pères Maristes.

Il nous rappelé quelques aspects de sa pensée éducative : une « sainte gaieté » ; pas trop de pratiques religieuses ; un projet pour chaque individu. 

Il a insisté  sur l’école qui œuvre pour construire l’unité au sein de la communauté.  Il trouvait dans les pages des Actes des Apôtres, un portrait de l’Eglise naissante dont le trait caractéristique était une communauté de vie et de biens si forte que tous les fidèles n’avaient qu’ « un seul cœur et une seule âme ».  Cette vision  propose que le projet profond d’un établissement scolaire mariste est de former une communauté éducative.

Des moments d’échanges ont permis de poursuivre la réflexion sans oublier la convivialité  nécessaire pour vivre en réseau.

Une visite de Riom notamment  de la Sainte – Chapelle, de l’escalier monumental de la Cour d’appel et les archives municipales qui gardent précieusement la lettre de Jeanne d’Arc aux Riomois, qui rappelle le riche passé de cette cité.

Vincent LANGLOIS – Délégué de tutelle

Article original sur le site de l’URCEC

Préparation de La Neylière 2020

Thème « Marie des commencements »

La prochaine session de La Neylière aura lieu du 12 au 14 mars 2020.

Un travail préparatoire est demandé à chaque établissement : trouver une représentation de Marie qui lui parle (les créations sont les bienvenues) avec quelques phrases explicatives ou un texte court. 

Les textes suivants vous permettront d’alimenter votre réflexion sur le sujet.
Bonne lecture !

La rentrée du CAME

En septembre, les membres du Conseil d’Animation de Maristes en Éducation se sont réunis à Paris afin de partager autour de la vie des établissements du réseau.
Un travail de préparation de la session de La Neylière 2020 réservée aux membres se poursuit également. Cette année le thème de la session sera : « Marie des commencements ». Une relecture de la charte et des statuts de l’Association est également en cours.

Bonne rentrée à tous !