L’esprit Neylière…

Dès le début de la Session à La Neylière, j’ai été frappée par l’accueil réservé à tous les participants, sans distinction de grade, d’échelon ou de valeur sociale. Nous avons été rassemblés comme un corps uni, composé de personnes aux charismes variés, toutes différentes. Comme l’a dit Sœur Tery, « Il y a un Esprit Mariste ». Pour l’entendre, il faut être attentif aux murmures de la brise légère. Nous comptons sur chacun pour contribuer à cet esprit de communauté.

Jean-Claude Colin nous a enseigné les grands « NON » à accepter : le non au pouvoir, le non à la cupidité, le non à l’orgueil. En posant le cadre de nos valeurs, de notre culture et de notre visée éducative, nous construisons un cadre comme un puzzle. Nous nous appuyons sur la confiance, la vision grandiose, l’apriori positif, l’humour, la joie, la simplicité de Marie et la joie du choix gracieux de porter son nom. Nous faisons l’œuvre de Marie, en étant ouverts à tous, en étant présents avec amour et en aimant notre travail.

L’humour est également une valeur que le pape François nous rappelle : « N’ayez pas peur d’être drôles ». La personne de Marie est très importante pour nous. Elle nous a offert un don que nous pouvons recevoir deux fois. Elle est notre mère et pose sur nous un regard doux qui nous appelle à notre tour à revêtir ce regard de miséricorde sur les enfants et les jeunes qui nous sont confiés. Marie est une femme du chemin, elle est active, elle parcourt des kilomètres durant sa vie et elle accepte le changement.

Nous devenons des maristes engagés pour percevoir le monde qui change comme un monde racheté. On peut reconnaître ainsi qu’une école avec l’Esprit Mariste est devenue pour certains élèves une figure première de l’Église. En tant qu’enseignante chrétienne et catholique, j’ai le devoir de comprendre et de transmettre qui sont ces élèves et leur place dans la vision de Dieu. L’objectif de l’éducation est de former non seulement l’esprit des élèves, mais aussi leur cœur, leur caractère et leur vertu. Nous comprenons pourquoi l’école n’a pas forcément besoin d’une grande chapelle pour devenir l’Église, mais que nos jardins et nos parcs peuvent devenir des cathédrales pour célébrer la création et la vie que Dieu donne à tous ses enfants aimés. Cette approche permet à tous, croyants de tous horizons ou non, de participer librement à la dimension universelle de la foi catholique. Nous offrons ainsi une deuxième création à nos élèves, une tâche divine qui nous permet d’aider à révéler leur potentiel et à découvrir leur propre identité.

Les élèves que nous accompagnons sont chanceux de vivre cela aujourd’hui, au cœur d’une société incroyante. Ils rentrent ainsi dans le monde en adultes debout, car ils ont été accompagnés dans la bienveillance et l’Amour inspiré du cœur de Marie. Ils éprouvent un profond respect pour tous ceux qui les ont précédés et veulent à leur tour vivre et partager cet Esprit. Nous sommes fiers de faire partie de cette communauté mariste qui nous permet de faire vivre une vie spirituelle épanouissante au cœur d’une éducation de qualité.

« Silence ! On tourne »

La semaine cinéma au CP à l’école du Rosaire de Saint-Leu la forêt

Les élèves des deux classes de CP ont vécu une semaine sans cartable sur le thème du cinéma.

Le lundi matin, les enfants ont inventé l’histoire. Elle s’est construite au fil des jours, des scènes jouées et des possibilités. C’était difficile de transformer, de jouer et de réaliser certaines scènes initialement inventées par les enfants !

Emmanuel (l’intervenant cinéma) leur a montré la caméra. C’était un moment magique où tous les élèves étaient attentifs et impressionnés. Il a filmé quelques enfants. Il les a fait parler devant l’objectif.

Tout de suite, il leur a fait comprendre qu’il fallait parler fort, distinctement et mettre les intonations. Ce qui sera bien utile pour poursuivre l’apprentissage de la lecture à voix haute. Aussi, avec cette ébauche de prises de vues, les rôles ont été plus ou moins distribués.

L’intervenant a voulu visiter et s’imprégner des lieux. Nous avons donc visité l’école, le collège et bien sûr le parc. Il était conquis ! Il allait par la suite exploiter tous ces lieux.

L’après-midi, pour pouvoir se projeter dans son personnage, chaque élève a cherché son costume. En fin d’après-midi, il a commencé à faire jouer une scène à des enfants.

Les jours suivants se sont déroulés de la même façon. En premier, Emmanuel montre la ou les scènes jouées la vieille. Grâce à cette présentation, les élèves cherchent collectivement ce qu’il manque, ce qu’il faut améliorer pour comprendre l’histoire. Une ou deux fois, il a fallu rejouer. Puis c’est le tournage. Il y a eu quelques scènes collectives, mais surtout des prises de vues par petits groupes. Pendant ce temps-là, les enfants qui ne jouaient pas, étaient en classe. Ils faisaient de l’art visuel, de la lecture, du chant. Ils ont aussi vu des courts métrages sur Charlie Chaplin. Comme nous débutons la 4éme période, je vais pouvoir faire découvrir les différents métiers du cinéma et faire de la production d’écrit :  ce que j’ai aimé, ce que je n’ai pas aimé, par exemple. 

Chaque matin, nous étions tous impatients de voir « l’ours » qui est le pré-montage des premières scènes et nous avons tous hâte de voir « le film ». J’ai beaucoup aimé cette nouvelle expérience avec mes élèves. 

Laurence YUMRUTAS

Session annuelle des équipes pastorales du réseau éducatif mariste

Nous y sommes enfin arrivés… à nous réunir à « Bury-Rosaire », ensemble scolaire mariste du Val d’Oise pour notre session pastorale annuelle. Elle était annoncée depuis deux ans mais la COVID nous a joué des tours.

Une cinquantaine de personnes ont donc eu la joie de se retrouver trois jours autour du thème « ANTHROPOLOGIE CHRÉTIENNE ET ÉDUCATION », souhaitant sensibiliser au fait que l’éducation chrétienne cherche  à éduquer au jugement intérieur éclairé, plutôt qu’à l’assimilation d’un modèle clos et définitif, veillant à enraciner le jeune dans ce modèle-ci et non dans un monde modélisé et idéalisé.

Elle promeut un style favorisant la croissance plus que la performance, la bienveillance plus que la concurrence, l’émerveillement plus que la fascination.

Et dans une société qui favorise plus que jamais la dispersion, elle propose de veiller à l’unification de la personne, autour de la quête de la sagesse.

Deux interventions remarquables ont permis de nourrir la réflexion et les échanges. Celle de Christiane CONTURIE sfx, bien connue du monde de l’éducation. Puis le père Louis Marie CHAUVET, théologien, prêtre coopérateur à Eaubonne, professeur honoraire de l’Institut catholique de Paris.

Ces trois jours ont été aussi l’occasion d’un temps d’échanges de pratiques, de temps conviviaux et culturels avec la visite de l’abbaye de Royaumont puis celle du site de Bury grâce à l’exposition : « Maison de campagne de Tattet au cœur du mouvement romantique ».

Vivre ce temps pastoral fraternel de réseau est primordial, il est ressourçant.

Vincent LANGLOIS

Rencontre des gestionnaires et responsables R.H du réseau mariste

Depuis 2018, les gestionnaires du réseau éducatif mariste se rencontrent et les responsables R.H nous ont rejoints depuis l’an dernier.

L’ordre du jour est construit par les participants afin de répondre à leurs attentes, leurs questionnements. Cette journée ayant comme objectif principal, les échanges de pratiques.

Le 1er février, ils se donc réunis autour d’un premier thème : « Les mesures financières et de gestion dans cette phase inflationniste » puis Monsieur C-A Bichet de FIC Expertise a apporté quelques notions théoriques pour compléter les échanges, notamment en insistant sur la nécessité d’une comptabilité analytique, le PPI…

L’après-midi fût consacrée à la thématique de l’énergie, « Où en sommes-nous aujourd’hui dans nos réflexions face à cette crise énergétique ? » Et terminer la journée  par la présentation d’un outil pour le recrutement des personnels : Taleez.

Une journée riche de partages avec le souhait de les poursuivre régulièrement avec la création d’un groupe WhatsApp.

Vincent LANGLOIS

Avons-nous des raisons de croire en Dieu ?

Nous avons invité le Père Bernard Thomasset en classe de terminale afin qu’il nous éclaire au sujet d’une question de philosophie : « avons-nous des raisons de croire en Dieu ? ».

Nos élèves ont été vivement intéressés et touchés d’entendre une autre voix que celle de leur professeur, celle d’un homme d’une foi profonde, nourrie de philosophie et de théologie. Les élèves n’ont pas souhaité prendre une pause et l’ont écouté pendant deux heures témoigner de l’espérance qui l’habite et répondre à leurs questions les plus personnelles. Le temps scolaire suspendu au sourire de cet homme.