“Maristes en Education” – 20ème anniversaire

Petit historique
OCTOBRE 2004 : le Cardinal Barbarin, alors archevêque de Lyon, érigeait l’association «Maristes en éducation» en association publique de fidèles. C’était le point de départ d’une recherche fondée sur la conviction que l’esprit mariste auquel nous sommes si attachés à besoin d’un corps dans lequel s’incarner.

FÉVRIER 2024 : il était bon de se retrouver à La Neylière puis à Fourvière afin de rendre grâce au Seigneur pour ces 20 années et lui confier la suite du chemin.
Hubert Bonnet-Eymard,sm (un des fondateurs de MeE)

Je me demandais si cette réunion serait une retraite ou une formation. Ni l’une ni l’autre, c’était un rassemblement d’enseignants et de catéchistes, de laïcs et de religieux sur le thème «Faire corps». Chanter un canon ou rappeler les principes maristes, c’est faire corps, c’est avancer ensemble, en douceur, avec bienveillance et exigence. L’accueil de chacun était exemplaire, en écho au message évangélique, veillant à mettre à l’aise, sans jugement ni préjugés.
Nous vivons un changement d’époque. La déchristianisation de la société, la méconnaissance des textes bibliques ou le dénigrement de l’école catholique, peuvent être mis en parallèle avec la situation de l’Eglise qu’a connue Jean-Claude Colin pendant la Révolution. Aujourd’hui aussi il faut bâtir une nouvelle Eglise. La quête de sens et de sacré est l’opportunité de faire vivre le message mariste, à condition d’une bonne formation des laïcs.
Hélène Diethrich, aumônerie de Londres

Repartir 3 jours à La Neylière, c’est retrouver une grande famille touchée par l’esprit mariste, qui souhaite mieux comprendre qui est Jean-Claude Colin et la mission qui a été confiée à la Société en Océanie. Pour nous, Aumônerie Francophone à Londres qui avons la spécificité de ne pas être dans les écoles, mais aux portes de ces écoles, La Neylière nous rappelle que nous ne sommes pas seuls dans notre mission. Le thème de cette   session, « Faire corps », prend alors tout son sens. Deux autres points m’ont particulièrement marquée : chaque année, des laïcs s’engagent dans « Maristes en éducation ». Cette année, ils étaient 4. Pour marquer le 20ème anniversaire de l’association, la session s’est terminée à Fourvière par une magnifique messe présidée par Monseigneur de Germay et un déjeuner chaleureux à la Solitude, une école mariste.
Bénédicte Collet, Aumônerie de Londres

L’esprit Neylière…

Dès le début de la Session à La Neylière, j’ai été frappée par l’accueil réservé à tous les participants, sans distinction de grade, d’échelon ou de valeur sociale. Nous avons été rassemblés comme un corps uni, composé de personnes aux charismes variés, toutes différentes. Comme l’a dit Sœur Tery, « Il y a un Esprit Mariste ». Pour l’entendre, il faut être attentif aux murmures de la brise légère. Nous comptons sur chacun pour contribuer à cet esprit de communauté.

Jean-Claude Colin nous a enseigné les grands « NON » à accepter : le non au pouvoir, le non à la cupidité, le non à l’orgueil. En posant le cadre de nos valeurs, de notre culture et de notre visée éducative, nous construisons un cadre comme un puzzle. Nous nous appuyons sur la confiance, la vision grandiose, l’apriori positif, l’humour, la joie, la simplicité de Marie et la joie du choix gracieux de porter son nom. Nous faisons l’œuvre de Marie, en étant ouverts à tous, en étant présents avec amour et en aimant notre travail.

L’humour est également une valeur que le pape François nous rappelle : « N’ayez pas peur d’être drôles ». La personne de Marie est très importante pour nous. Elle nous a offert un don que nous pouvons recevoir deux fois. Elle est notre mère et pose sur nous un regard doux qui nous appelle à notre tour à revêtir ce regard de miséricorde sur les enfants et les jeunes qui nous sont confiés. Marie est une femme du chemin, elle est active, elle parcourt des kilomètres durant sa vie et elle accepte le changement.

Nous devenons des maristes engagés pour percevoir le monde qui change comme un monde racheté. On peut reconnaître ainsi qu’une école avec l’Esprit Mariste est devenue pour certains élèves une figure première de l’Église. En tant qu’enseignante chrétienne et catholique, j’ai le devoir de comprendre et de transmettre qui sont ces élèves et leur place dans la vision de Dieu. L’objectif de l’éducation est de former non seulement l’esprit des élèves, mais aussi leur cœur, leur caractère et leur vertu. Nous comprenons pourquoi l’école n’a pas forcément besoin d’une grande chapelle pour devenir l’Église, mais que nos jardins et nos parcs peuvent devenir des cathédrales pour célébrer la création et la vie que Dieu donne à tous ses enfants aimés. Cette approche permet à tous, croyants de tous horizons ou non, de participer librement à la dimension universelle de la foi catholique. Nous offrons ainsi une deuxième création à nos élèves, une tâche divine qui nous permet d’aider à révéler leur potentiel et à découvrir leur propre identité.

Les élèves que nous accompagnons sont chanceux de vivre cela aujourd’hui, au cœur d’une société incroyante. Ils rentrent ainsi dans le monde en adultes debout, car ils ont été accompagnés dans la bienveillance et l’Amour inspiré du cœur de Marie. Ils éprouvent un profond respect pour tous ceux qui les ont précédés et veulent à leur tour vivre et partager cet Esprit. Nous sommes fiers de faire partie de cette communauté mariste qui nous permet de faire vivre une vie spirituelle épanouissante au cœur d’une éducation de qualité.

Thorpe Cup 2022

Nous n’avons pas ramené la coupe à la maison mais cela ne nous a pas empêché de passer un très beau moment de cohésion footballistique mariste.

10 établissements sur les 13 d’Europe étaient représentés.

L’équipe de Bury-Rosaire termine 6ème, avec la sensation de pouvoir mieux faire et une pointe d’amertume.
L’humilité : une valeur mariste un peu malmenée durant ces 3 jours ! Mais nous en ressortons grandit.

Bravo à La Verpillière, nos hôtes et gagnants du tournoi !

Nos élèves ont regretté de n’avoir pas pu jouer ensemble avant la compétition : à retenir pour la prochaine (qui aura lieu à Mézieu). Au-delà de l’aspect technique cela favorisera la cohésion d’équipe. J’étais heureuse d’accompagner les jeunes, de leur faire découvrir La Neylière et d’échanger avec eux sur l’histoire des Maristes. Nous avons même eu le temps de faire un petit tour dans le vieux Lyon mercredi matin.

Prête à recommencer pour ma part !

Pauline WALOCHA